HdA 2nde – Cours du 29 janvier : L’art ottoman

Le texte de présentation suivant est de Satine Rameau :

“Sur cette première carte nous pouvons apercevoir l’étendue géographique de l’empire ottoman.

-dessin d’une rosace bleue 

-autre tapis

une photo prise d’un bateau ayant la ville pour vue

-vue sur le quartier historique de la ville

-coupole d’un bâtiment

-Sainte Sophie, ses calligraphies, ses fresques et ses dorures

-une vierge à l’enfant sur fond doré

-carte animée représentant l’évolution de l’empire ottoman au cours des siècles

-portrait de Mehmet 2, 7e sultan de l’empire ottoman

-tapis rouge, fait main, les plus précieux étaient accrochés au mur

autre tapis (kilim)

-Mémed le prince, roman de Yachar Kemal, sorte de robin des bois turcs

-Diverses cartes des Balkans

-photo d’un petit port à la tombée de la nuit

-café

-flèche d’une église d’inspiration austro-hongroise

-tableau de Slavko Krunic, mis en texte par Elodie Pinel, qui reprend la technique de l’icône byzantine

-son atelier

-livre sur les différentes cultures des Balkans (Croatie) à travers les âges

-Jovano, Jovanke, chant typique”

HdA 2nde – Documentaire sur Jérôme Bosch

Jerome Bosch v. 1450 – 1516. – “Le Jugement Universel”, v. 1485- 1505., Vienne, Akademie der Bildenden Kuenste.

Vous trouverez ci-joint un lien vers un documentaire consacré au peintre Jérôme Bosch et diffusé récemment sur Arte :

https://www.arte.tv/fr/videos/068379-000-A/jerome-bosch-touche-par-le-diable/

HdA 2nde – Cours du 15 janvier : L’art arabo-andalou

L’image 1 est la carte de l’empire arabo-musulman du VIIe au Xe siècle.

L’image 2 est une carte de l’Espagne qui montre les différentes parties de l’Empire selon les époques suivant les étapes de la Reconquista, qui s’achève en 1492. On voit que l’Andalousie est la région d’Espagne où la présence arabe est plus longue.

L’image 3 est une enluminure utilisée sur une affiche pour représenter l’affrontement des Maures et des Chrétiens, fêté tous les étés. A cette occasion, les habitants d’une ville se déguisent en habits traditionnels maures ou chrétiens.

L’image 4 montre cette fête à travers des personnes déguisées ; c’est une fête importante en Espagne, qui est préparée toute l’année.

L’image 5 montre l’Alhambra à Grenade. Le fort n’a pas été construit pour que l’extérieur soit beau mais pour dissuader de l’attaquer.

Les images 6 et 7 montrent l’intérieur de l’Alhambra. Plusieurs jardins suspendus sur des niveaux différents l’occupent ; les fontaines, les fleurs, le bruit de l’eau donnent un côté paradisiaque à cet endroit. On y trouve des piliers fins et nombreux, décorés mais sans figure humaine, qui évoquent des palmeraies. On préfère les motifs végétaux et animaux.

L’image 8 montre la place de Séville avec à droite et au centre des bâtiments baroques et au centre un minaret. Au fond, un édifice plus ancien semble gothique. A gauche, un bâtiment recouvert à la chaux évoque les églises sud-américaines.

Les images 9, 10, 11 et 12 montrent la mosquée de Cordoue. C’est un édifice religieux qui a été une mosquée puis une cathédrale. On y voit un monument doré avec une croix qui manifeste la puissance de la religion catholique plutôt que cela n’incite à la dévotion. Sur une porte d’art musulman, on relève beaucoup de dorures.  

L’image 13 est la représentation d’un philosophe et médecin, Averroès, de manière épurée.

L’image 14 est également le portrait d’un autre philosophe et médecin, Avicenne, tiré d’une enluminure.

L’image 15 est l’affiche d’un film intitulé le Destin réalisé par Youssef Chahine qui parle de la vie d’Averroès.

L’image 16 est la couverture d’un livre de saint Thomas d’Aquin, théologien du XIIIe siècle ; ce livre montre ce que pense Thomas de ce que dit Averroès à propos d’Aristote.

L’image 17 est la couverture d’un livre du XIIe siècle de Pierre Abélard qui met en scène un musulman, un juif et un chrétien.

Les images 18 et 19 montrent des manuscrits arabes sur lesquels sont figurés des personnages d’une part et un calendrier entouré de colonnes d’autre part.

HdA 2nde – Cours du 10 janvier : Le gothique international, entre Italie, duché de Bourgogne et Flandres au XVe s.

“La première image représente la carte d’Europe en 1400.

Le second tableau représente Charles VII, fils du roi fou Charles VI ; il a été peint par Jean Fouquet. On voit qu’il est habillé chaudement à cause de la petite ère glaciaire.

Le troisième tableau représente Agnès Sorel, maîtresse du roi. Ce tableau a été peint après son décès ; au deuxième plan, on aperçoit des anges, ce qui met en avant sa mort. Elle a le visage endormi et porte un enfant, ce qui peut rappeler sa grossesse au moment de sa mort. Elle a le front rasé, ce qui est la mode à l’époque.

La quatrième image représente le palais de Jacques Cœur à Bourges. Il utilise des cœurs (poignée de porte) et des coquilles Saint-Jacques en référence à son nom. Sa devise est « A vaillant cœur rien d’impossible ».  

La cinquième image représente la Visitation de Marie à Elisabeth, enceintes. Sur ce tableau, les personnages sont représentés en grand pour insister sur leur importance. Les détails sont plus petits. C’est une fresque de Giotto peinte à Assise.

La sixième image représente Marie en sculpture, actuellement à Amsterdam au Rijkmuseum. Elle est fabriquée en terre cuite ; Marie est triste suite à la mort de Jésus mais son visage en porte pas de larmes (Mater dolorosa).

La septième image est un tableau où le chancelier Rolin est représenté avec Marie et Jésus par Van Eyck. Marie porte une robe rouge et le chancelier prie en face d’elle. Il y a un espace entre eux qui montre qu’ils appartiennent à deux réalités différentes (divine et humaine). Au second plan, on aperçoit un paysage avec des actions (bateau sur un fleuve, personnages qui le regardent…). Ce tableau est au Louvre.

La huitième image ressemble à une maison de poupée car on dirait des grandes vitrines avec des personnes. Il s’agit d’un retable de Van Weyden qui représente des niches où se trouvent des saints. 

La neuvième image montre un hospice à Beaune (à côté de Lyon) avec une architecture du XVe siècle et d’inspiration flamande. C’est l’endroit où est conservé le retable de Van Weyden. ” (Thaïs Gérome)

HdA 2nde – Cours du 11 décembre : la critique musicale de Monteverdi

En musique comme dans les autres arts, il existe deux types de critique : la critique littéraire, intuitive et la critique technique, qui se veut objective.

La critique littéraire s’attache à décrire les émotions et impressions produites par l’œuvre ; elle peut ressembler à de la poésie (ex : Robert Walser, Ce que je peux dire de la musique, à propos de Chopin).

La critique technique étudie l’œuvre en fonction de critères qui lui correspondent pour évaluer sa qualité. En musique, par exemple, on va analyser la justesse de l’interprétation, la précision des nuances, le respect de l’époque ou encore la sincérité de l’émotion (ex : La tribune des critiques de disques sur France Musique, à propos de Monteverdi).

Monteverdi est un compositeur italien du XVIIe siècle qui a principalement vécu à Venise et a composé des madrigaux (ex : « Zefiro torna ») et qui a inventé l’opéra (ex : Orfeo).

Ottavio Rinuccini, “Zefiro torna”

Zefiro torna e di soavi accenti / l’aer fa grato e’il pié discioglie a l’onde / e, mormoranda tra le verdi fronde,/ fa danzar al bel suon su’l prato i fiori.

Inghirlandato il crin Fillide e Clori / note temprando lor care e gioconde; / e da monti e da valli ime e profond / raddoppian l’armonia gli antri canori.

Sorge più vaga in ciel l’aurora, e’l sole,/ sparge più luci d’or; più puro argento / fregia di Teti il bel ceruleo manto.

Sol io, per selve abbandonate e sole,/ l’ardor di due begli occhi e’l mio tormento,/come vuol mia ventura, hor piango hor canto.

Traduction : “Le Zéphyr revient”

Le Zéphyr revient et avec des accents suaves / Rend l’air agréable et dissout son pied dans l’onde / Et murmurant parmi le feuillage vert, / Fait danser les fleurs du pré.

Avec des guirlandes dans leurs chevelures, Phyllis et Clorinde / Sont aimables et joyeuses, tandis que l’amour joue de la musique ; / Et depuis les montagnes et les vallées basses et profondes / L’harmonie redouble dans les grottes qui chantent.

Le soleil se lève à l’aube plus gracieuse dans le ciel / Étend plus de rayons d’or, plus d’argent pur, / Orne Théthys d’un encore plus beau manteau céruléen*.

Seulement dans la forêt je suis abandonné et seul, / L’ardeur de deux beaux yeux est mon tourment, / Comme mon sort le veut, tantôt je pleure, tantôt je chante.

* d’une couleur bleue (pour la mer)

HdA 2nde – Cours du 11 décembre : Chopin

“Sa musique me fait penser à ces moments dans les films où l’on voit des couchers de soleil, où l’air mélodieux fait surgir toute la mélancolie et la beauté de ce type de paysages. Ecouter cet air m’a apaisée, m’a rendue sensible au monde qui m’entoure sans pour autant me rendre triste. J’ai été très touchée par ces notes qui s’écoulaient lentement puis de manière plus abondante et rapide.” (Satine Rameau)

“La musique est paisible. On a envie de s’endormir. Elle me fait penser à une musique de film dans les moments tristes. Elle peut paraître douce, nostalgique, triste comme joyeuse. Elle m’évoque des souvenirs d’enfance.” (Maguelonne De Toldi)

“Je trouve que ce morceau est super relaxant et agréable à l’écoute grâce aux forte qui sont effectués dans sa prestation. Il y a de belles nuances, ce qui donne une impression d’apaisement dans tout le corps. Ce mélange de douceur et de caractère dans son morceau donne beaucoup de légèreté et de caractère à la fois.” (Eugénie Rinck)

HdA 2nde – Cours du 6 décembre : La commande artistique dans Concours pour le Paradis de Clélia Renucci

Au XVIe siècle, à Venise, les doges se réunissent pour décider du programme d’une œuvre, le Paradis, qui doit orner une salle de leur palais. Il s’agit du Palais des Doges situé place Saint-Marc, la place centrale de la ville. Plusieurs peintres participent au concours, au nombre desquels le Tintoret et Véronèse. Les membres de la commission en charge du programme ont débattu pendant un an et demi sur, notamment, le fait de représenter les saints dénudés comme sur le Jugement dernier de Michel-Ange. Mais le programme final laisse toute liberté aux artistes de décider du traitement du sujet. C’est ce que l’on lit dans Concours pour le Paradis, un roman de Clélia Renucci paru en 2017. Le gagnant du concours a été le Tintoret.

HdA 2nde – Cours du 27 novembre : Intervention Galerie Vauclair

Nous remercions Mme Vauclair et M. Rouquette de leur très riche intervention ! Elle nous a permis de connaître les attendus et débouchés des métiers de l’art et nous a donné à tous une grande envie de découvrir Drouot et de flâner dans les allées des puces de Saint-Ouen (entre autres).

Merci aussi à eux pour la belle découverte de l’œuvre de Hector Guimard, artiste d’Art Nouveau auquel on doit, notamment, les bouches du métro parisien connues dans le monde entier.

Quelques retours d’élèves :

“Être antiquaire, c’est être passionné par ce métier, qui consiste à acheter et à vendre. Il faut savoir faire de bonnes expertises.”

“On a appris les différents métiers et écoles de l’art (école du Louvre, les Beaux-Arts…), les différents lieux où l’on peut voir mais surtout toucher l’art (Drouot, les Puces de Saint-Ouen) mais surtout l’importance d’étoffer sa culture générale. C’était passionnant et très enrichissant”. (Jules Ferrer)

HdA 2nde – Cours du 20 novembre : Intervention de Juliette Gohet, danseuse

Les vidéos des ballets créés par Martha Graham qui vous ont été projeté aujourd’hui :

Voici aussi la bande-annonce du film de Win Wenders sur Pina Bausch, Pina (2011) :

Et celle du film Mr Gaga sur Ohan Narahin :

Merci encore à Juliette Gohet de ces belles découvertes !

Quelques retours d’élèves :

“Grâce à madame Gohet, ancienne danseuse et professeur de lettres aujourd’hui, nous avons découvert le monde de la danse avec ses différents chorégraphes, ses divers ballet. On ressent sa passion pour cet art qui est la danse. Son parcours est admirable, elle a pris le risque d’aller étudier à New York dans l’école de Martha Graham.” (Jules Ferrer)

“J’ai bien aimé son histoire, le fait qu’elle aille à New York. J’ai beaucoup aimé ce qu’elle dégage en parlant de la danse, nous voyons que c’est sa passion. Elle a fait l’école de Martha Graham à New York qui est une grande école de danse. Elle est restée 8 ans à New York pour danser.” (Clémence Lanaud)

“C’est un métier difficile ; il faut être passionné. On vit grâce aux spectacles. Au bout d’un certain temps, il faut changer de métier ou de catégorie (passer de danseur à chorégraphe par exemple).”

HA 2nde – Cours du 13 novembre : L’œuvre, de la commande à la réception

A propos du statut de l’artiste, nous avons appris qu’au début de l’art, les œuvres étaient essentiellement anonymes et les artistes étaient considérés comme des artisans.

A propos de la création artistique, quand une toile est commandée, c’est le commanditaire qui paie (les matériaux, l’artiste) et qui fixe le programme (les détails qui doivent figurer sur l’œuvre).

A propos du marché de l’art, les commanditaires sont surtout l’Eglise et le Roi et sa cour jusqu’au Moyen Age et des particuliers à partir de la Renaissance. Les commanditaires pouvaient refuser les peintures. Certains artistes pouvaient laisser leurs œuvres en gage (Vermeer) : ils étaient rarement riches.