Fr 1re – Littérature d’idées : lectures cursives

4e de couverture : “Henri de Malassise et le baron de Biron, authentiques négociateurs de la paix de Saint-Germain, qui fut signée en 1570, sont aux prises avec deux gentilhommes huguenots. Les feintes, les manœuvres, les compromis auxquels ils recourent pour la possession de deux villes, Sancerre et Angoulême, constituent la matière de ce récit, beaucoup plus psychologique qu’historique. Une femme y paraît, assez énigmatiquement, noue une intrigue et disparaît lorsque le traité est conclu et que finit le livre. L’auteur s’est souvenu de diverses missions internationales qu’il a accomplies durant sa carrière. Souhaitant en tirer les leçons et la faire revivre, il a placé son expérience dans le cadre d’un traité historique. En fait, ce qu’il nous offre, c’est un «portrait du négociateur». Il montre ses finesses, ses roueries, ses astuces. Sous la prudence des personnages et la sobriété du récit, on entrevoit des passions immenses et féroces.”

4e de couverture : “« Le capitaine Alonso Lopez de Avila s’était emparé pendant la guerre d’une jeune Indienne […]. Elle avait promis à son mari craignant qu’on ne le tuât à la guerre de n’appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l’empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c’est pourquoi on la livra aux chiens. »
Diego de Landa,
Relation des choses de Yucatan, 32

« J’écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu’on n’oublie pas ce récit […]. À la question : comment se comporter à l’égard d’autrui ?, je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu’en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l’Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l’interprétation et la communication : car la sémiotique ne peut être pensée hors du rapport à l’autre. »

4e de couverture : “Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l’explorateur et les recherches du savant s’intègrent-elles et forment-elles l’expérience propre à l’ethnologue ? C’est à ces questions que l’auteur, philosophe et moraliste autant qu’ethnographe, s’est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l’Asie qu’à l’Amérique.”
4e de couverture : “En 1550, une question agite la chrétienté : qui sont les Indiens ? Des êtres inférieurs qu’il faut soumettre et convertir ? Ou des hommes, libres et égaux ?
Un légat envoyé par le pape doit en décider. Pour l’aider, deux religieux espagnols. Ginès de Sepúlveda, fin lettré, rompu à l’art de la polémique, et Bartolomé de Las Casas, prêtre ayant vécu de nombreuses années dans le Nouveau Monde. Le premier défend la guerre au nom de Dieu. Le second lutte contre l’esclavage des Indiens. Un face-à-face dramatique dont l’écho retentit encore.”
4e de couverture : “La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance. Rouge Brésil raconte l’histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d’interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages – et d’abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d’Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d’avance, des guerres de religion. Fourmillant de portraits, de paysages, d’action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l’ironie voltairienne, prend la forme d’un roman d’éducation et d’amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l’homme et de la nature. D’un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l’autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l’harmonie et du sacré, le permanent appel du bonheur… “
4e de couv : “Angola Janga, la “petite Angola”, fut le plus grand des quilombos brésiliens, ces villages fondés par des esclaves marrons. Plus connu sous le nom de Palmares, ce lieu de refuge, créé à la fin du XVIe siècle dans l’Etat du Pernambouc, fut pendant près de cent ans un véritable royaume africain indépendant en plein Brésil et rassembla jusqu’à 30 000 habitantes et habitants. Palmares a longtemps résisté aux attaques des Hollandais puis à celles des forces de la Couronne portugaise. Cible de la haine des colons, ce quilombo fut aussi un symbole de liberté pour les esclaves, jusqu’à sa chute à la fin du xvue siècle. Son chef le plus connu, Zumbi, est devenu une véritable légende et a inspiré la création du Jour de la conscience noire. Pendant onze ans, Marcelo D’Salete a mené des recherches afin de pouvoir raconter cette rébellion. Le résultat est un grand roman historique, le récit d’un moment décisif de l’histoire du Brésil et une épopée qui dévoile l’incroyable résistance de ces hommes et de ces femmes en révolte.”
4 de couv : “Le Brésil a été l’un des principaux pays pratiquant l’esclavage, jusqu’à son abrogation en 1888. En provenance d’Angola et du Mozambique, les esclaves étaient essentiellement affectés à l’exploitation de la canne à sucre ou des mines d’or, mais aussi pour les taches ménagères dans le cas des femmes. Certains esclaves se révoltaient, prenaient les armes et se réfugiaient dans la jungle pour créer des communautés appelées “quilombos”, ou ” cumbe “, où ils vivaient en autarcie. A travers quatre nouvelles, en parties inspirées d’événements historiques, le dessinateur brésilien Marcelo d’Salete raconte des histoires d’esclaves marrons au 17e siècle, des hommes, femmes et enfants confrontés à leurs tortionnaires et décidés à se libérer du joug de l’esclavage à tout prix. Dans la première histoire, intitulées Calunga, un jeune esclave tente de convaincre sa compagne de s’enfuir avec lui. Dans Sumidouro (Le puit), une femme est prise entre deux feux : violée par son maître et jalousée par la femme de celui-ci. Dans la nouvelle Cumbe, un groupe d’esclaves marrons fomente une rebellion. La dernière histoire, Malungo est consacrée à des quilombolas qui reviennent dans une plantation pour se venger d’exactions. Troisième livre d’un auteur au trait affirmé, Cumbe retrave avec poésie et sensibilité un pan de l’histoire du Brésil encore méconnu.”
4e de couv : “Cinq nouvelles composent L’oranger. Cinq récits qui vont des souvenirs et réflexions post mortem de Jerònimo de Aguilar, l’un des protagonistes de la conquête du Mexique, à la pérennité imaginaire de Christophe Colomb, survivant jusqu’à nos jours, en passant par les démêlés des fils d’Hernan Cortés, le siège de Numance par Scipion l’Africain et les mésaventures d’un acteur américain qui raconte comment il est mort de plaisir en compagnie de sept putains dans le golfe d’Acapulco. À ces récits, un fil conducteur, un symbole : l’oranger – arbre oriental dont les graines, semées tant en Europe qu’en Amérique, seront principe de fertilité, de métissage et d’essor d’un “Nouveau Monde”. Fruit rond comme le sein maternel, comme la terre que le navigateur-découvreur rêve de parcourir, comme les “cercles du temps”. Ce temps historique et personnel dont Carlos Fuentes n’aura cessé de dire, à travers toute son œuvre, la circularité, les rencontres surprenantes, les téléscopages pluridimensionnels. “
4e de couv : “À quelles conditions ce qui a été aurait-il pu ne pas être  ?
Il a manqué trois choses aux Indiens pour résister aux conquistadors.  Donnez-leur  le cheval, le fer, les anticorps, et toute l’histoire du monde est à refaire. Civilizations est le roman de cette hypothèse : Atahualpa débarque dans l’Europe de Charles Quint. Pour y trouver quoi  ?
L’Inquisition espagnole, la Réforme de Luther, le capitalisme naissant. Le prodige de l’imprimerie, et ses feuilles qui parlent. Des monarchies exténuées par leurs guerres sans fin, sous la menace constante des Turcs. Une mer infestée de pirates. Un continent déchiré par les querelles religieuses et dynastiques. Mais surtout, des populations brimées, affamées, au bord du soulèvement, juifs de Tolède, maures de Grenade, paysans allemands  : des alliés.
De Cuzco à Aix-la-Chapelle, et jusqu’à la bataille de Lépante, voici le récit de la mondialisation renversée, telle qu’au fond, il s’en fallut d’un rien pour qu’elle l’emporte, et devienne réalité.”
4e de couv : “Fripouille sympathique, don Pablos de Ségovie fait le récit de ses aventures picaresques dans cette Amérique qu’on appelait encore les Indes au siècle d’or. Tour à tour misérable et richissime, adoré et conspué, ses tribulations le mèneront des bas-fonds aux palais, des pics de la Cordillère aux méandres de l’Amazone, jusqu’à ce lieu mythique du Nouveau Monde : l’Eldorado !”
4e de couverture : “Si Bougainville a donné son nom à un joli arbrisseau grimpant, il nous a également laissé un magnifique récit de son extraordinaire voyage autour du monde, offrant ainsi à l’Europe tout entière l’occasion de rêver et de découvrir Tahiti, sorte de paradis terrestre s’il en est. Et quoi de plus enivrant aujourd’hui que de revivre l’arrivée de l’équipage de Bougainville en Terre de Feu ou sur les plages ensoleillées de Tahiti ?”
4e de couverture : “Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d’exciter les désirs, de provoquer les hommes à l’amour. Elles s’offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d’un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l’arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse ? Entre l’information fournie par Bougainville et l’invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l’Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d’amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations ?”
4e de couverture : “Zadig est vertueux, intelligent, séduisant et apprécié de tous. Il cherche le bonheur mais ne trouve sur sa route qu’injustices et barbarie. Les rencontres et les épreuves qui jalonnent son parcours lui permettront-elles de comprendre le sens de la destinée ? Si ce conte philosophique nous transporte en Orient, c’est bien la société française du XVIIIᵉ siècle qui est dépeinte par Voltaire. Une satire savoureuse à l’ironie mordante.”
4e de couverture : “En 1721 paraît anonymement un petit volume de lettres fictives, dans lequel des Persans visitant la France du début du XVIIIe siècle font part à leurs proches de leurs observations critiques.
Montesquieu, qui en est l’auteur, vient de créer le premier roman épistolaire à plusieurs voix. En donnant la parole à des Orientaux, il place les lecteurs d’Occident en position de spectateurs de leur propre société et leur permet ainsi de mieux en mesurer l’étrangeté. “

Fr 1re – Les récits de voyage : émission La Grande Librairie

L’émission de La Grande Librairie du 9 octobre traite de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson, de la Colombie avec un roman noir de Caryl Ferey et des rapports entre les Amérindiens et les Blancs avec Jim Fergus :

https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1073847-quete-d-ideal-soif-d-aventure.html

Hum 1re – Cours du 12 octobre : Corrigé du sujet d’entraînement n°1

Cicéron, Sur l’orateur, I, 46 (Manuel Nathan, p. 37)

« Rappelons-nous qu’il ne s’agit pas ici d’un de ces harangueurs obscurs, d’un de ces vils déclamateurs du barreau : nous cherchons un homme qui excelle dans cet art sublime dont on s’est fait une si haute idée, que bien que la nature en eût mis seule le germe dans nos âmes, nous avons mieux aimé en faire honneur à un dieu, afin que cette brillante faculté semblât moins le fruit de nos efforts que le résultat d’une inspiration divine; nous cherchons un homme qui, mieux défendu par le seul titre d’orateur que par un caducée, puisse s’avancer sans rien craindre au milieu d’une armée ennemie ; qui sache, sans autres armes que celles du génie et de l’éloquence, livrer le crime et la perfidie à l’indignation publique et au glaive des lois, ou faire triompher l’innocence injustement accusée ; un homme qui puisse réveiller une nation engourdie, relever son courage abattu, la retirer de l’erreur, l’enflammer contre les méchants, ou l’apaiser et l’intéresser en faveur des bons; un homme enfin qui, selon que sa cause le demande, sache à son gré soulever ou calmer les passions dans l’âme de ses auditeurs.

Se figurer que les rhéteurs aient jamais dévoilé le secret d’une semblable éloquence, ou que je puisse moi-même le faire en si peu de mots, ce serait se tromper étrangement, et mal connaître mon insuffisance et la grandeur d’un tel sujet. Pour moi, cédant à vos instances, j’ai essayé de vous faire connaître les sources où vous pourriez puiser, et les routes qu’il vous faudrait suivre ; mais je n’ai pas prétendu vous mener moi-même jusqu’au but : ce serait prendre une peine infinie et superflue. J’ai voulu seulement vous indiquer la route comme à des voyageurs, et du doigt vous montrer de loin les sources. »

Question d’interprétation littéraire

En quoi ce texte est-il un exposé et une illustration de l’art oratoire ?

Corrigé

L’art oratoire est primordial en Grèce et en Rome antique pour plusieurs raisons. La première est que la citoyenneté implique de pouvoir prendre la parole en public, que ce soit pour proposer des lois dans le cadre de la Boullè ou pour se prononcer en faveur ou en défaveur de leur adoption dans le cadre de l’Ecclesia. La seconde est que les citoyens devaient assurer leur propre défense pendant un procès, le métier d’avocat n’existant pas. Des professionnels de cet art se développent alors et des ouvrages en faisant la théorie sont diffusés. Ainsi Cicéron prononce-t-il un discours intitulé Sur l’orateur qui sera mis par écrit. Dans ce texte, Cicéron traite des qualités de l’orateur idéal tout en mettant en œuvre un certain nombre de ses qualités : son discours est donc à la fois un exposé et une illustration de l’art oratoire.

Dans un premier temps, Cicéron nous livre un exposé sur l’art oratoire. Il livre une série de qualités qu’il attribue à l’orateur excellent dans une énumération allant des lignes 2 à 12 : cet homme est courageux (« puisse s’avancer (…) ennemie), est soucieux de justice (« qui sache (…) accusée »), sait galvaniser les foules et aider ceux qui l’écoutent à choisir le bien (« puisse (…) dans l’âme de ses auditeurs »). L’orateur idéal se présente donc comme celui qui sait convaincre autant que persuader : il sait « enflammer » mais aussi « calmer les passions » au besoin. Cicéron oppose à cet orateur « sublime » les « harangueurs obscurs », les « vils déclamateurs », et les « rhéteurs », les associant à des connotations négatives. Pourtant, il précise que l’art oratoire est le fruit d’efforts autant qu’il dépend de « l’inspiration ». Il ne s’identifie pas lui-même à l’orateur parfait, usant des métaphores filées de la source (« sources », « puiser » et du chemin (« route », « suivre ») pour indiquer qu’il n’est qu’un guide et non un exemple.

Par ailleurs, Cicéron illustre l’art dont il présente les règles en usant de figures de styles et d’artifices rhétoriques lui-même. La figure de style dominante est l’hyperbole : l’art oratoire est « sublime » et a partie liée avec les dieux ; l’orateur recherché est « excellent » et a pour arme le « génie ». Il se dresse face à « l’innocent injustement accusé », au « crime » et à « la perfidie » : l’usage des déterminants définis généralise le propos de Cicéron jusqu’à transformer ces idées abstraites en allégorie dans « le glaive des lois ». L’homme recherché par Cicéron est d’ailleurs la personnification allégorique de l’éloquence. Ses qualités sont énumérées pendant la majeure partie du premier paragraphe ; elles sont exposées au moyen d’une anaphore lexicale en « un homme qui » et syntaxique (utilisation de propositions relatives : « qui »…). Une autre énumération est enchâssée dans la première aux lignes 10 à 12, de « réveiller » à « auditeurs ». Cicéron nous propose donc un discours structuré, dont l’écoute est guidée par les énumérations et anaphores et qui capte l’attention de son auditeur (captatio benevolentiae) par l’exagération en négatif ou en positif.

Dans ce texte, Cicéron traite tout autant de l’art oratoire qu’il le met en pratique. Ce faisant, il pourrait lui-même se montrer en orateur idéal. Il s’en abstient apparemment puisqu’il use de l’artifice rhétorique de l’excusatio en atténuant son propre talent : il ne fait que montrer le chemin aux autres. Pourtant, à travers cette excusatio même, il fait preuve de sa maîtrise des ficelles de l’éloquence et reste, deux mille ans après sa mort, l’exemple le plus illustre de l’orateur « sublime » et « excellent ».

Hum 1re – Cours du 12 octobre : Les figures de style du discours

Figures du rythme : aposiopèse

Figures de la répétition du son : paronomase, assonnance, allitération

Figures de répétition du sens : anaphore, épiphore, symploque, anadiplose

Figures d’intensité : hyperbole

Figures de structuration du discours : énumération, gradation, parallélisme, connecteurs logiques

Fr 1re – Exposé d’élève : L’exotisme dans l’art à la Renaissance

Exposé de Mle Perrot :

“La Renaissance est une vaste période de l’histoire. Elle commence au 14 -ème siècle en Italie et s’étend pendant tout le 16e siècle. Grâce aux nombreux voyages de découverte du monde, celle-ci se démarque du Moyen Age.

Tout d’abord nous allons nous pencher sur l’étymologie du mot « exotisme » ainsi que sur le contexte historique, puis, dans un second temps, nous étudierons l’exotisme à la Renaissance.

L’exotisme, du grec exôtikos ,« étranger », se caractérise par le goût pour l’étranger, l’inconnu. Selon Jean-François STASZAK « L’exotisme n’est pas le propre d’un lieu ou d’un objet mais d’un point de vue et d’un discours sur ceux-ci. », c’est-à-dire que, le but de l’exotisme n’est pas dans le lieu ni même dans l’objet, mais dans les rapports et les points de vue de ceux qui en parle. Par exemple, du point de vue d’un autochtone, le Brésil n’est pas un pays exotique, ce qui n’est pas le cas pour un français.

De plus, nous pouvons souligner cette envie de parcourir le monde, notamment à la Renaissance. A cette époque, le but premier des Européens était de conquérir le monde. Ces derniers n’ont cessé d’explorer de nouvelles terres, et ainsi, cartographier la planète du mieux qu’ils pouvaient.  Le voyage auquel nous allons nous intéresser aujourd’hui est celui du Brésil par Pedro Alvares Cabral. Il serait parti de Lisbonne le 9 mars 1500 à midi. Après un périple d’1 mois et 13 jours, sa flotte accoste le 22 avril 1500.

 La découverte d’autres cultures a inspiré plus d’un écrivain et artiste : nous pouvons parler d’exotisme à la Renaissance ; c’est ce que nous allons traiter dans cette prochaine partie. 

Depuis les premiers voyages de découverte, l’exotisme n’a cessé d’apparaître dans la littérature, l’art ou même la musique. Nous pouvons alors citer Montaigne, célèbre auteur du 16ème siècle, qui dans un contexte de guerre de religion, écrit les Essais. C’est un recueil de plusieurs témoignages de personne ayant été allé au Brésil lors des grandes découverte. Dans le chapitre 31 « Des cannibales », Montaigne nous fait par de son point de vue sur l’anthropophagie. Montaigne choisit de mettre en avant ce sujet afin de rappeler que la barbarie n’est pas seulement celle des autochtones mais aussi des Européens pendant les Guerres de religion. En outre, la découverte du Brésil a permis aux écrivains comme Montaigne d’ouvrir les esprits vers d’autres cultures, différente de celle des Européens.

L’exotisme a aussi touché l’art, notamment la peinture. Stradanus a peint le frontispice « Nova Reperta » environ vers 1600. Un frontispice est une gravure placée face à un titre. Stradanus met en avant les découvertes de l’Homme. A gauche, nous avons une représentation de l’Amérique, où figure le Brésil. En dessous de cette carte, nous on peut distinguer une horloge mécanique, ainsi qu’une boussole. C’est une allégorie des temps moderne. De plus, à l’arrière-plan nous pouvons voir un jeune homme s’avançant vers la carte de l’Amérique tout en la pointant. Celui-ci va vers la droite, il va vers le futur. Dans la deuxième partie de l’image, à gauche, on peut apercevoir, au premier plan, des inventions du moyen Age. A l’arrière-plan, un vieil homme avance vers la droite comme s’il voulait sortir de l’image, il incarne le Moyen Age, qui, de par les grandes découvertes, se fait remplacer par le jeune homme, soit la Renaissance. C’est le début d’une nouvelle époque. Un canon et une machine à imprimer sépare ces deux époques. Ils symbolisent les guerres de religion et les nouvelles inventions. En haut de l’image, au milieu, est écrit « Nova Reperta » ce qui veut dire en latin : « découverte nouvelles ».  La découverte du Nouveau Monde se reflète dans l’art à la Renaissance.

 « Nova Reperta » de Stradanus en 1600

Source : wiki, libération, “Qu’est-ce que l’exotisme?” de Jean-François STASZAK, Larousse, collection artistique de l’université de Liège, cours, manuel de français première générale.”

Fr 2nde – Cours du 10 octobre : Prolongement culturel, le fait divers en littérature

Exercice : synthèse de la page du manuel Passeurs de textes 2nde, Paris, Le Robert, 2019, p. 342.

La presse s’intéresse au fait divers dès le XIXe siècle. Le récit de faits divers dans les journaux comme Le Petit Journal sert de divertissement. Mais il peut aussi inspirer des romanciers comme Zola au XIXe siècle ou Mauriac au XXe siècle. L’écrivain peut même se faire enquêteur, comme Truman Capote avec De Sang-froid. Aujourd’hui, c’est sans doute dans le genre policier que cette inspiration se fait le plus sentir, que ce soit dans la littérature ou au cinéma.

Hum 1re – Cours du 4 octobre : Méthodologie de la question d’interprétation littéraire

METHODOLOGIE DE L’EXERCICE D’INTERPRETATION LITTERAIRE

  1. Lire le texte
  2. Première possibilité : souligner de couleurs différentes les idées principales, les idées secondaires, les exemples…

Deuxième possibilité : lire la question et sélectionner dans le texte ce qui est en rapport avec cette question

Troisième possibilité : faire les deux  

Nota Bene : Si on ne comprend pas la question, relever les termes importants et les définir (ex : art oratoire, exposé, illustration)

Nota Bene : SI on ne comprend pas le texte, 1) on isole les mots compliqués et on les définit 2) on repère les idées complexes et on cherche leurs liens 3) on reformule le texte sous forme de mini-résumé et on relit et analyse les passages que l’on n’arrive pas à résumer

  • Mettre au brouillon les pistes de réponses à la question (au moins 2, 6 maximum) en les mettant en lien avec des passages précis du texte (conseil : noter la ligne)
  • Trouver au moins 2 parties en organisant les réponses par partie et prévoir des sous-parties (au brouillon)
  • Rédiger avec l’intro et la ccl en pensant à mettre un exemple par sous-partie